Si cette lecture vous a aidée, partagez-la autour de vous : plus on échange, plus on normalise toutes les façons de nourrir et d’aimer son bébé.
Louise connait bien les différents modes d’alimentation d’un nourrisson, elle a pu expérimenter les deux. Du mixte, en passant par le lait infantile seul et, enfin, l’allaitement complet.
« Avec mon premier enfant, j’ai arrêté d’allaiter au bout de 3 semaines, c’était trop difficile », raconte-t-elle. « C’était compliqué à mettre en place : les douleurs aux tétons, les crevasses, les seins engorgés… Je ne tenais plus, et le petit ne prenait pas suffisamment de poids ».
À cela s’ajoutait la détresse psychologique causée en partie par l’épuisement et cette culpabilité qu’elle ressentait de ne pas réussir à nourrir son fils de cette façon. « J’ai été obligée de passer au lait en poudre à 100% vu que j’avais trop de variations de lactation », conclut-elle.
Le saviez-vous ? Selon le SPF Santé Publique, « après 3 mois, le nombre de femmes qui pratiquent encore l'allaitement (exclusif) diminue de moitié. Après 6 mois, le chiffre tombe à 15% ».
Elle regrettait alors de ne pas pouvoir créer ce lien, cette connexion si spéciale qu’on développe avec son mini pendant les tétées.
Et autre aspect négatif du lait artificiel, non négligeable, c’est son prix. Sans oublier la difficulté de trouver le type de produit qui convient parfaitement à votre enfant :
« Il n’y a rien à faire, c’est vraiment très cher ! Et puis, quand tu n’en as plus, c’est la catastrophe. Je vous mets au défi de trouver une pharmacie de garde qui vous accepte sans broncher pour acheter du lait en poudre ».
Pour son deuxième enfant, 8 ans plus tard, elle avait à cœur de réessayer. Elle nous donne les trois grands avantages qu’elle observe depuis qu’elle allaite :
Chaque enfant est unique. Il n’y a pas de règle universelle concernant ces inconforts que connaissent beaucoup de nourrissons.
Que les bébés soient allaités ou non, ils peuvent présenter des soucis de reflux gastro-œsophagien (RGO) et/ou souffrir de coliques. Découvrez des témoignages de mamans et leurs astuces pour gérer les coliques.
Louise a conscience de la difficulté de l’allaitement et ne se considère pas comme une super-héroïne pour autant. « Les débuts étaient difficiles avec les douleurs, les compresses, les crèmes… Il a aussi fallu le temps de trouver le positionnement idéal pour le bébé. Mais après ça s’est amélioré et c’est un mode d’alimentation qui me convient ».
Elle attire toutefois l’attention sur le soutien nécessaire pour y parvenir. « Les périodes de sommeil sont courtes et entrecoupées de tétées. Ça demande une bonne dose de soutien de la part du partenaire car il doit prendre en charge plus de tâches que d’habitude. Au tout début, je ne faisais plus les courses, je ne préparais plus les repas… La fatigue est tellement présente qu’on doit pouvoir compter sur ses proches, sinon c’est mission impossible », précise-t-elle.
Elle ajoute aussi qu’il est important de pouvoir passer le relais (grâce à l’utilisation d’un tire-lait) afin d’avoir un temps de repos pour elle. « Une fois qu’on trouve le rythme, il devient plus facile de se partager cette tâche. Quand j’ai commencé à produire suffisamment de lait pour tirer des biberons, mon conjoint a pu prendre le relais pour nourrir notre fille ».
❗Ajoutons que prendre une douche ou manger, ce n’est pas du repos. On parle ici de vrais moments pour dormir, prendre l’air ou se changer les idées avec un livre, du sport, en écoutant de la musique…
« J’étais persuadée que le tire-lait serait une corvée. Finalement, c’est ce qui m’a permis de reprendre le travail plus sereinement et d’impliquer mon conjoint. Ce qui m’a aidée :
Le saviez-vous ? Selon le SPF Santé Publique, « allaiter coûte à la mère 500 kilocalories supplémentaires par jour. De ce fait, les mères allaitantes perdent en général plus rapidement du poids que celles qui donnent à leur bébé des préparations pour nourrissons ».
C’est bel et bien un effet qu’elle a aussi remarqué. Et elle ajoute : « comme la perte de poids est progressive, il y a moins de chocs pour le corps. Puis, ça limite aussi l’apparition de vergetures ».
« J’adore ce lien que je crée avec elle, même si on peut bien sûr en créer sans ça », raconte Louise. « C’est un moment de connexion pour le bébé et moi, dans le calme. Je m’isole, je regarde un reportage, ou tout simplement, je me ‘repose’ à ce moment-là car ça se passe sans pleurs, le bébé est apaisé ».
Quand bébé s’agite, il y a aussi la tétée de réconfort. Louise nous indique : « le souci, c’est que la petite s’habitue à se soulager comme ça, comme avec une tétine. Mais ça a l’avantage d’être un moyen facile de la calmer, à mon contact, et de l’endormir, même quand elle n’a pas faim ».
Il ne fait aucun doute que Louise va continuer d’allaiter tant qu’elle le peut : « j’y tiens beaucoup, c’est important pour moi de continuer tant que c’est possible ».
Au moment de la reprise du travail, elle envisagera toutes les options possibles pour parvenir à combiner sa vie professionnelle et l’allaitement de sa petite fille.
Quant au sevrage, elle n'y pense pas encore, c'est trop tôt. Pour entamer le sujet, nous vous avons trouvé une vidéo de La Maison des Maternelles qui traite de l'arrêt de l'allaitement tout en douceur.
C’est tout à fait possible ! Voici quelques conseils :
Pour en savoir plus sur ce sujet, l’ONE vous donne des pistes à suivre pour combiner travail et allaitement.
Au fil du témoignage de Louise, une idée s’impose : l’allaitement n’est ni un concours ni une évidence, c’est un chemin. Parfois sinueux, souvent riche, surtout quand on est bien entourée. Que vous allaitiez quelques semaines, plusieurs mois ou pas du tout, votre décision mérite respect et appui. L’essentiel : trouver ce qui vous convient, à vous et à votre bébé, avec douceur et soutien.
Cet article n’a pas pour vocation de se substituer à un avis médical. Si vous avez des doutes ou que vous posez des questions, n’hésitez pas à :
Article mis à jour le 29 juillet 2025.