Pendant une grossesse, plusieurs types d’échographies peuvent être réalisés selon les étapes et les besoins spécifiques.
D’autres échographies, dites complémentaires ou de contrôle, peuvent être prescrites en fonction de votre situation médicale ou des choix des parents (notamment des échographies 3D ou 4D, parfois proposées à visée non médicale).
En Belgique, on recommande de réaliser trois échographies de grossesse minimum, soit une par trimestre.
Ces consultations permettent de s’assurer de la bonne santé du fœtus et de la future maman mais aussi de dépister de potentielles anomalies afin d’agir au mieux. Chacune d'entre elle a un but bien précis compte tenu du stade de développement de votre bébé.
Si ces trois moments-clés suffisent généralement pour le suivi de grossesse, il est possible que votre médecin vous en programme d’autres selon les besoins.
Réalisée entre la 11ème et la 14ème semaine d’aménorrhée* (SA), l’échographie de datation permet, comme son nom l’indique, de déterminer la date de conception du bébé. Elle sert également à repérer s’il s’agit d’une grossesse multiple et à identifier d’éventuelles anomalies majeures.
*aménorrhée signifie « absence de règles »
Semaine d’aménorrhée (SA) = semaine de grossesse (SG) + 2
L’échographie morphologique est un moment charnière car elle permet de vérifier la bonne croissance du bébé (poids et taille) et d’observer sa morphologie (cœur, cerveau, colonne vertébrale, visage…).
Réalisée entre la 21ème et la 23ème SA, elle a aussi pour but de dépister de possibles malformations du fœtus. D’autres éléments comme la circulation sanguine du fœtus, la zone d’insertion du placenta ou la quantité de liquide amniotique sont analysés.
C’est aussi souvent lors de ce rendez-vous que le sexe du bébé peut vous être révélé. Vous souhaitez garder la surprise ? Mentionnez-le dès le début afin que votre praticien garde le secret.
Au cours du troisième trimestre (entre la 32ème et la 34ème SA), l’échographie de croissance et de bien-être fœtal permet de vérifier une dernière fois l’évolution de la taille et du poids de votre mini ainsi que la présence ou non d’éventuelles anomalies tardives.
La date du terme approchant, votre médecin va également observer les mouvements du fœtus et sa position en vue de l’accouchement ainsi que la quantité de liquide amniotique.
Durant ce rendez-vous, votre médecin effectue aussi généralement un monitoring pour s'assurer que tout se passe bien au niveau du rythme cardiaque de bébé.
D’autres échographies peuvent être réalisées à votre demande. Avec la technologie actuelle, des échographies en 3D voire des vidéos peuvent vous être fournies par votre praticien.
Notez que celles-ci ne feront pas forcément l’objet d’une intervention de votre mutuelle. Renseignez-vous sur les remboursements des frais de soins de santé liés au suivi de grossesse pour éviter toute mauvaise surprise.
Pour savoir si vous êtes immunisée contre ces infections, une prise de sang est réalisée en tout début de grossesse. Si vous n’avez jamais contracté l’une d’entre elles, des précautions seront à prendre pour éviter que votre bébé soit contaminé.
Elles concernent notamment :
Le diabète gestationnel est un trouble de la régulation du sucre dans le sang qui peut survenir pendant la grossesse, même si vous n’en avez jamais souffert auparavant (diabètes de type I ou II).
Il est généralement temporaire, mais nécessite une surveillance poussée, car il peut avoir des conséquences sur le bon déroulement de la grossesse.
Le test de dépistage appelé HGPO (hyperglycémie provoquée par voie orale) est réalisé entre la 24e et la 28e SG et se déroule en plusieurs étapes :
Pas de panique : un diabète gestationnel peut généralement être bien contrôlé avec une alimentation adaptée et une activité physique douce. Dans certains cas, un traitement à l'insuline peut être préconisé.
Ce test est systématiquement proposé aux futures mamans présentant certains facteurs de risque : antécédents familiaux de diabète, grossesse précédente avec un gros bébé, prise de poids importante, etc. Mais même sans facteur de risque, il peut vous être proposé par précaution.
La clarté nucale ou translucidité nucale est une mesure effectuée lors de l’échographie de datation. Elle correspond à l’épaisseur d’un petit espace rempli de liquide situé à l’arrière du cou du fœtus.
Une mesure plus épaisse que la normale peut être un indice de risque d’anomalies chromosomiques, comme la trisomie 21. Ce test n’est pas un diagnostic en soi, mais un indicateur qui peut amener à d’autres examens plus poussés si nécessaire.
Ce test est très simple : il s’agit d’une prise de sang chez la future maman, généralement réalisée entre 11 et 15 SA. Il n’y a aucun risque pour le bébé.
Le sang prélevé contient de petites quantités d’ADN fœtal dont l'analyse permet de détecter d’éventuelles anomalies chromosomiques. Les résultats sont généralement disponibles dans un délai de 1 à 2 semaines. Ce test est fiable mais, en cas de doute, un examen plus précis comme l’amniocentèse peut être proposé.
Oui. En plus de la trisomie 21, le DPNI peut également détecter d’autres anomalies chromosomiques comme les trisomies 13 et 18, plus rares.
Dans certains cas, le médecin peut proposer une analyse plus poussée, comme un caryotype fœtal, qui examine l’ensemble des chromosomes du bébé. Ces tests, souvent prescrits après une suspicion d’anomalie, permettent une détection plus fine, mais ne sont pas systématiques.
L’amniocentèse (vers 16 SA et jusqu'à terme si nécessaire) permet de déterminer avec une certitude quasi absolue la présence ou non d’une anomalie génétique, comme la trisomie 21.
La choriocentèse (entre 11 et 14 SA) permet de détecter précocement la présence d’anomalies génétiques chez le fœtus. Cet examen consiste à prélever des micro-fragments du placenta (appelés villosités choriales).
L'avantage principal de la ponction amniotique concerne la fiabilité de ses résultats : plus de 99 % !
Par contre, il s’agit d’un acte invasif qui consiste à prélever du liquide amniotique à l’aide d’une fine aiguille introduite dans la paroi abdominale de la maman. Il comporte un léger risque de fausse couche, inférieur à 0,5%.
Cet examen n'est proposé que si les bénéfices attendus l’emportent sur les risques, notamment après un premier test anormal ou en cas de facteurs de risque familiaux accrus.
Il est important de vous sentir en confiance et libre de poser toutes vos questions à votre gynécologue ou sage-femme. Vos praticiens pourront vous guider tout au long de ce parcours, choisissez-les bien.
Cet article n’a pas pour vocation de se substituer à un avis médical. Si vous avez des doutes ou que vous posez des questions, n’hésitez pas à :