La toxoplasmose est une infection causée par un parasite microscopique, le Toxoplasma gondii. Présent dans l’environnement, ce petit être invisible aime particulièrement :
La plupart des adultes immunocompétents (c’est-à-dire avec un bon système immunitaire) peuvent l’attraper sans même s’en rendre compte. Mais chez la femme enceinte non immunisée, une infection primaire peut entraîner une transmission au bébé.
Entre les rendez-vous, les petits ajustements du quotidien et les questions comme la toxoplasmose, l’essentiel est de vous concentrer sur vous et sur bébé.
Pendant ce temps, Camille vous facilite la vie en simplifiant vos démarches liées à la demande de prime de naissance.
Si une future maman attrape la toxoplasmose pendant la grossesse (et qu’elle n’est pas immunisée), le parasite peut traverser le placenta et infecter le fœtus. Les conséquences dépendent du stade de la grossesse, mais peuvent inclure :
Mais soyons clairs : ce n’est pas une fatalité. Grâce aux dépistages et aux traitements actuels, la majorité des grossesses se déroulent bien, même en cas d’infection. Et surtout, on peut faire beaucoup pour l’éviter.
L’alimentation devient une affaire on ne peut plus sérieuse pendant la grossesse. Voici quelques règles de base pour éloigner le parasite de votre assiette :
Et quand vous cuisinez, lavez-vous les mains avant et après la préparation des repas et pensez à nettoyer correctement les planches, couteaux et plans de travail après un contact avec de la viande crue.
Il s’agit d’un parasite (Toxoplasma gondii) qu'on rencontre surtout dans la terre, les excréments de chat, les viandes crues ou mal cuites et les végétaux insuffisamment lavés.
En début de grossesse, une sérologie (IgG/IgM) permet de vérifier si vous êtes immunisée ; si ce n’est pas le cas, un suivi régulier est prévu. La prévention repose sur des gestes simples : lavage des mains, rinçage soigneux des fruits et légumes, cuisson à cœur des viandes, et précautions avec la terre et la litière.
Ici, on parle d’une bactérie (Listeria monocytogenes) qui se transmet par la nourriture. Les aliments prêts à consommer ou réfrigérés longtemps sont particulièrement à risques : certains fromages au lait cru ou pasteurisés, les charcuteries cuites, poissons fumés, viandes et poissons crus, les salades et sandwiches préemballés… Découvrez une liste plus complète des risques de transmission sur le site de Sciensano.
Il n’existe pas de sérologie de routine (pas d’immunité durable) : on diagnostique la maladie en cas de symptômes. Pour s’en protéger, il faut éviter les aliments à risque, respecter strictement la chaîne du froid, garder votre frigo à ≤ 4 °C, surveiller les dates de péremption et bien réchauffer vos restes.
À retenir : la toxoplasmose n’a pas le même mode de transmission que la listériose (et le chat n’a aucun rôle dans la listériose). On ne les prévient donc pas de la même manière.
Aaah, le chat… Pauvre petit félidé, accusé de tous les maux dès qu’un test de grossesse est positif. Alors, inutile de l’envoyer en exil chez votre belle-mère et de couper tout contact. Grossesse et cohabitation avec un chat, c’est possible.
Si le chat est l’hôte principal du parasite (il se reproduit dans ses intestins), cela ne veut pas dire qu’il représente un danger constant. Il ne peut excréter les œufs du parasite que s’il a lui-même été infecté (généralement en mangeant des proies crues). Retenez donc que le risque vient de ses selles.
Psst ! Plus d'infos à découvrir plus bas dans notre FAQ spéciale "Mes animaux et moi". On y parle notamment de petits compagnons de la famille, autres que le chat.
En début de grossesse, une prise de sang permet de savoir si vous êtes immunisée (lors d’un premier contact avec le parasite) ou non.
Si votre test montre une présence d’IgM (les anticorps récents), cela peut indiquer une infection récente. Pas de panique : d’autres tests permettent de dater précisément l’infection.
Si l’infection récente est avérée, un traitement antibiotique est proposé pour réduire le risque de transmission au bébé. Ensuite, un suivi spécifique est mis en place avec des échographies plus fréquentes, voire une amniocentèse pour vérifier si le fœtus a été contaminé.
"Quand mon test sanguin est revenu positif au 2ème mois, j’ai paniqué. J’avais entendu des choses affreuses sur la toxoplasmose… Mais mon gynéco m’a tout de suite rassurée : on a fait d'autres analyses pour dater l’infection, j’ai commencé un traitement, et j’ai été très bien suivie. Notre petit Léo est né en pleine forme et aujourd’hui j’arrive à relativiser : durant la grossesse, cette situation fait peur, mais on n’est pas seules. Et non, je n’ai pas donné mon chat, il ronronne toujours à côté du berceau !"
Élodie, maman de Léo (9 mois)
Si vous l’avez déjà contracté, il est fort probable que vous ne vous en soyez pas rendu compte. En effet, les symptômes semblent anodins et peuvent parfois faire penser à un état grippal : fatigue, légère fièvre, ganglions gonflés...
Chez le fœtus, en revanche, la transmission de l’infection peut s’avérer dangereuse.
Au tout début de la grossesse, le parasite peut perturber les étapes-clés du développement du bébé : cela peut aller jusqu’à une fausse couche ou à des anomalies importantes au cerveau ou d’autres organes.
Si la toxoplasmose est contractée en fin de grossesse, le bébé peut développer des troubles de la vue. Il arrive aussi qu’il naisse avec une jaunisse, une rate ou un foie plus gros(se) que la normale, ou qu’il présente des convulsions à la naissance.
Mais soyez rassuré·e·s : ces situations restent rares, et un bon suivi permet d'agir rapidement pour protéger bébé.
La toxoplasmose est à prendre au sérieux, mais ce n’est pas une raison pour vivre sa grossesse dans une bulle. Avec de bons réflexes d’hygiène au quotidien et un suivi médical adapté, les risques peuvent être largement réduits.
Pour se protéger au maximum de toute infection, rien de mieux que la prévention :
Cet article n’a pas pour vocation de se substituer à un avis médical. Si vous avez des doutes ou que vous posez des questions, n’hésitez pas à :